Une longue et intéressante Ladainha du Mestre Waldemar qui figure sur l’unique CD qu’il a enregistré avec Mestre canjiquinha.
On peut distinguer le style caractéristique de Waldemar (3 Berimbaus, 3 Pandeiros et pas d’atabaque).
Vilela est un personnage du canon Pernambucano (état au nord de Bahia dont la capitale est Recife)au même titre que Lampião.
D’après le livre « HISTÓRIA DO VALENTE VILELA », Vilela, natif du sertão Pernambucain, causait des problèmes dés son enfance. A dix, ans il tua un de ses frères. A quinze ans, il tua deux inconnus. A ses Dix_Huit ans, il assassina son beau-frère. La Police le poursuit mais se voit derroutée lors des trois expéditions qu’elle mène pour l’arrêter.
Finalement, ce sont des négriers qui se disposent à l’attraper. Ils encerclèrent sa maison, et ne fût pas tué uniquement grâce à l’intervention de la femme du bandit.
Vilela sortit alors de la maison, repenti.
Paroles
Iê!
Senhores, peço licença.
Senhores, peço licença, o meu bem.
Para lhes conta uma história.
O valente Vilela, o meu bem,
Trago sempre na memória.
Evitou-lo quinze anos.
Sempre a canção da vitória.
Ali tinha um capitão, o meu bem,
Um sujeito muito ousado.
Disse eu vou na Serra Torta.
Trago Vilela amarrado.
No outro dia bem cedo.
Marcharam para o lugar.
Onde morava Vilela, o iaia
O povo foi ensinar.
Chegou lá o capitão.
Mandou a casa cercar.
Cercaram ali a casa.
Ficaram de prontidão.
Vilela abre a porta, o meu bem.
Por ordem do capitão!
Você hoje tâ dai, ô meu bem,
direitinho para Prisão
Vilela tava em casa.
Sem nada disso saber.
Porque vocês vão se embora.
Não venham me aborrecer.
Responda me soldado, ô iaia,
Matar ou Morrer?
Responda me soldado,
Se veio matar ou morrer?
O soldado arrespondeu.
Não vim matar nem morrer.
Ta enganado sujeito.
Por ordem do delegado, o meu bem,
Por ordem do juiz de direito.
Você hoje me dá conta.
Das mortes que já tem feito.
"Eu aqui na Serra Torta,
ja brigo bem no comum!
Por mim quem mata cem.
também mata cento um!"
Camaradinha, Aquinderreis!
Iê Aquinderreis camara!
Traduction
Iê!
Mesdames, Messieurs, Je vous demande pardon!(=je demande votre attention!).
Mesdames, Messieurs, Je vous demande pardon!.
Afin de vous conter une histoire.
Celle du valeureux Vilela, ô mon ami,
que je garde toujours en mémoire.
Evitez le pendant quinze ans,
car ce sera toujours la chanson de la victoire.
Il existait un capitaine,ô mon ami,
une personne qui n'avait peur de rien.
Il a dit "je vais dans la Serra Torta (la vallée Tordue).
et je ramèneai Vilela attaché!"
L'autre jour, très tôt,
ils marchèrent(l'armée)là!
Où habitait Vilela, o iaia,
ce fut le peuple qui renseigna.
Le capitaine arriva.
et donna l'ordre d'encrecler la maison.
Ils encerclèrent alors la maison,
et se tinrent sur leur garde.
"Vilela, ouvrez la porte!", ô mon ami.
"sur ordre du capitaine!"
"Aujourd'hui, vous irez", ô mon ami,
"directement en prison!"
Vilela était chez lui,
sans rien savoir de cela.
"Pourquoi ne partez vous pas?"
"Ne venez pas me casser les pieds!"
"réponds moi soldat", ô iaia,
"préfères tu tuer ou mourir?"
"réponds moi soldat,
si tu es venu tuer ou mourir?"
Le soldat répondit:
"Je ne suis venu ni pour mourir, ni pour tuer!"
"Vous vous trompez monsieur,
par ordre du commissaire, ô mon ami,
par ordre du juge,
vous allez devoir rendre compte, aujourd'hui.
des morts que vous avez déjà fait"
"Pour moi dans cette vallée,
se battre est chose commune,
pour moi qui en tue Cent,
peut tout aussi bien en tuer Cent-un!"
Camaradinha, Aquinderreis!
Iê Aquinderreis camara!