Étiquette : Intermédiaire

  • Santa Maria

    Santa Maria

    Origine et usage

    Ce toque a été créé par Mestre Bimba, qui l’appelait « Hino da Capoeira Regional » (hymne de la Capoeira Regional) sans lui attribuer de manière de jouer. Sa mélodie reprend celle des corridos « Santa Maria » et « Apanha laranja no chão, tico-tico », d’où ses quatre mesures.

    Le rythme

    chi chi dom dom dom dom
    chi chi dom dom dom tim
    chi chi tim tim tim tim
    chi chi tim chi chi tom

    Les groupes « dom dom dom » et « tim tim tim tim » sont des frappes rapides et liées.

    Partition du toque Santa Maria
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Il est à présent associé à un jeu qui existe depuis longtemps, le jeu de l’argent : on place au centre un billet ou un caxixi, et les joueurs doivent prendre l’objet avec les dents, en prenant garde à bien bloquer leur partenaire pour éviter un coup au visage. Un jeu de vitesse moyenne, plutôt joué et musical.

    Écouter

    Toque Santa Maria (Apanha laranja no chão, tico-tico) joué par trois berimbaus. Enregistrement de User:Djino, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
  • Idalina

    Idalina

    Origine et usage

    C’est un toque créé par Mestre Bimba, qui n’a pas eu le temps d’en définir les principes de jeu. Selon la tradition, il porte le nom d’une compagne de Bimba. On l’associe aujourd’hui à un jeu jadis pratiqué pour des affrontements sérieux, au pied ou à la main.

    Le rythme

    chi chi tom tom tim tom tom chi tim
    chi chi tom tom tim tom tom tim tim

    Le toque se joue sur deux mesures qui s’enchaînent.

    Partition du toque Idalina
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu de vitesse moyenne, plus « joué » que combattu, où l’on garde toujours la garde et la méfiance qui font l’histoire de ce toque.

  • Iúna

    Iúna

    Origine et usage

    Ce toque de la Capoeira Regional a été créé par Mestre Bimba, qui s’est inspiré du chant de l’oiseau dont il porte le nom, l’iúna. Il est réservé aux gradés (formados) et aux mestres, et sert aussi à rendre hommage aux anciens et aux disparus. Dans ce rythme, on ne chante pas.

    Le rythme

    chi chi tonsh tonsh tonsh
    chi chi tonsh tonsh tonsh
    chi chi tonsh tonsh dom dom dom dom dom tonsh tonsh

    C’est le seul toque de la feuille qui utilise la frappe « tonsh ».

    Partition du toque Iúna
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu qui se caractérise par son côté esthétique et acrobatique, sans oublier la technique. Les mouvements doivent être amples, souples, moins méfiants, et le jeu exige une coordination parfaite, qui ne s’acquiert qu’après de nombreuses années de pratique.

    Écouter

    Toque Iúna joué par trois berimbaus. Enregistrement de Djino (2008), domaine public, via Wikimedia Commons.
  • Relógio

    Relógio

    Comment le faire

    En appui sur une main au sol, le corps bas, une jambe décrit un cercle complet autour du point d’appui, comme l’aiguille d’une horloge. Le mouvement se prolonge en balayage arrière ou en pont bas.

    À quoi il sert dans le jeu

    Floreio au sol qui peut servir de balayage ou de manoeuvre d’évitement. Il maintient le partenaire à distance tout en restant très bas.

    Conseils pour débuter

    Demande de la force dans le bras d’appui : renforcer les épaules et travailler la queda de rins avant.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Macaco

    Macaco

    Comment le faire

    Assis sur les talons, une main au sol derrière soi, l’autre tendue devant et fixée du regard. Un : on balance la main libre au-dessus de la tête, on tend les genoux, on revient. Deux : la même chose avec plus de force, jusqu’au pont. Trois : on explose, la main lancée par-dessus la tête, la tête en arrière, on saute des deux jambes et l’on atterrit en bananeira, ou l’on redescend simplement au début.

    À quoi il sert dans le jeu

    Le macaco est un floreio de sortie : il permet de quitter une position basse en beauté et de reprendre de la distance. Il s’enchaîne après un S-dobrado, une negativa ou un gafanhoto.

    Conseils pour débuter

    Il demande la souplesse des épaules et du dos : deux partenaires peuvent aider en soulevant sous les cuisses et le dos. Travailler d’abord le pont.

    Variantes

    • Macaco à une main : l’appui arrière se fait sur une seule main.
    • Macaco reverso : on vrille et l’on atterrit face à l’autre sens.
    • Macaco lateral (xangô) : flip arrière sur les mains, latéral.
    • Macaco em pé (macaco aú) : macaco debout, comme une roue, enchaînable.
    • Macaco aú switch : on sort comme un walkover.
    • Macaco lateral à une jambe : lancé sur une jambe, comme une folha seca.
    • Macaco, queda de rins, roulade : enchaînement de sortie au sol.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • S-dobrado

    S-dobrado

    Comment le faire

    Depuis la ginga, une main au sol, on plonge sur la jambe du même côté ; l’autre jambe balaie en cercle devant, on passe le poids sur la seconde main et l’on remonte la hanche d’un mouvement continu. De là, soit on continue le coup, la jambe traînée derrière frappant du cou-de-pied et passant, soit on saute un macaco. Les hanches restent ouvertes, le mouvement est rond, et la seconde jambe ne touche pas le sol avant la fin.

    À quoi il sert dans le jeu

    Terme générique aux dizaines de variantes, le S-dobrado relie le jeu au sol et les coups tournants. Il surprend parce qu’il change de niveau en cours de route.

    Conseils pour débuter

    Chercher la rondeur, jamais l’angle : hanches ouvertes, pas pliées. Décomposer d’abord rolê puis meia-lua avant de les fondre en un seul mouvement.

    Variantes

    • S-dobrado, macaco : on enchaîne un macaco en sortie.
    • S-dobrado, aú batido : on enchaîne un aú batido.
    • S-dobrado, aú giratória : on enchaîne un aú tournant sur une main.
    • S-dobrado, pião de cabeça : on enchaîne une rotation sur la tête.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Chapéu de couro

    Chapéu de couro

    Comment le faire

    On entre comme pour une rasteira, en feinte, une main au sol ; puis, sans se relever, la jambe libre fait le tour et monte haut en martelo do chão. Bien fait, le mouvement fait avancer sur le partenaire.

    À quoi il sert dans le jeu

    C’est une contre-attaque qui surprend un partenaire qui attendait le balayage : le coup vient d’en bas et monte.

    Conseils pour débuter

    À travailler après la rasteira et le rolê com martelo, dont il est la synthèse. Garder la main d’appui solide.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Cruz

    Comment le faire

    Face à une bênção ou une ponteira, au lieu de repousser la jambe, on se baisse et l’on glisse dessous, les bras écartés pour que la jambe ne s’échappe pas ; on la piège sur le dos, puis on se relève : le partenaire tombe. La tête se décale du côté opposé à sa jambe d’appui.

    À quoi il sert dans le jeu

    C’est une réponse élégante et surprenante aux coups poussés de face. Celui qui subit tombe sur le côté en amortissant avec les mains, jamais sur l’arrière de la tête.

    Conseils pour débuter

    Bien décaler la tête pour ne pas se faire frapper pendant la chute. Apprendre la chute avec le partenaire avant de travailler le contre à vitesse réelle.

  • Vingativa

    Comment le faire

    Quand le partenaire entre, par exemple pour une armada, on place notre pied à côté du sien et l’autre jambe derrière lui, le coude l’empêchant de s’échapper vers l’avant. On transfère alors le poids d’une jambe sur l’autre : il bascule en arrière.

    À quoi il sert dans le jeu

    C’est un contre de proximité qui punit une entrée trop franche. Il demande surtout du timing, et procure une grande satisfaction quand il passe.

    Conseils pour débuter

    Travailler l’entrée à vide, puis lentement avec un partenaire qui sait tomber. Le coude reste au contact, il ne frappe pas.

  • Tesoura

    Tesoura

    Comment le faire

    Debout : on place un pied à côté du pied du partenaire, l’autre jambe croisée derrière lui, le buste vers le sol mais le regard sur lui, une main au sol. L’entrejambe vient au plus près de sa jambe, car le levier se fait avec les cuisses ; puis on lance le bras libre, le buste et les hanches tournent, et il tombe en arrière. On finit en rolê par-dessus lui. En version sautée, la jambe arrière vole directement derrière ses genoux.

    À quoi il sert dans le jeu

    C’est l’une des projections les plus spectaculaires de la capoeira. Celui qui tombe protège son visage avec les bras croisés. La tesoura Angola, au sol, est autant un défi qu’une attaque : on y répond par un aú, en glissant entre les jambes ou par une cabeçada.

    Conseils pour débuter

    Les chutes sont dures pour le partenaire : apprendre d’abord à tomber, puis travailler la tesoura lentement avec un partenaire consentant. La version sautée est plus sûre pour celui qui projette.

    Variantes

    • Tesoura de frente : face au partenaire, on enroule sa jambe avant.
    • Tesoura de costas : une jambe placée derrière lui d’abord, comme une meia-lua que l’on retourne.
    • Tesoura pulada : sautée, la jambe arrière vole derrière ses genoux.
    • Tesoura Angola : au sol, corps face au sol, mains et pieds seuls en appui, buste vrillé, on glisse vers le partenaire pour l’attraper entre les jambes.
    • Negativa tesoura : depuis la negativa, on accroche la jambe puis l’autre jambe vient faire ciseau.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).