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Meia-lua de compasso

Meia-lua de compasso à une main, séquence dessinée

Comment le faire

Depuis la ginga, les pieds restent en place ; on transfère le poids sur la jambe avant, on plonge le buste vers l’intérieur et vers le bas, les mains au sol, la tête basse mais le regard toujours sur le partenaire. La torsion emmagasinée se libère en lançant la jambe arrière en demi-cercle, talon en avant, sans effort musculaire. Quand la jambe est alignée avec le buste, on finit la rotation pour refaire face. Elle se fait avec une ou deux mains au sol.

À quoi il sert dans le jeu

C’est le coup emblématique de la capoeira, présent en Angola comme en Regional. Il couvre une grande distance, passe sous les coups hauts et s’enchaîne naturellement : une meia-lua appelle souvent une autre meia-lua en réponse.

Conseils pour débuter

Ne pas relever la tête trop tôt et ne pas forcer avec la jambe : la puissance vient de la torsion du buste. Commencer lentement, avec les deux mains au sol, avant de passer à une main.

Variantes

  • À une main ou à deux mains : selon l’appui choisi au sol.
  • Meia-lua queda de rins : on chute sur le coude au lieu de se relever.
  • Meia-lua solta (chibata) : sans les mains au sol, jambe tendue.
  • Meia-lua reversão : on suit complètement le mouvement, la jambe d’appui devient un second coup.
  • Meia-lua pulada : les deux jambes quittent le sol.
  • Rabo de arraia depuis negativa Angola : version basse, partie du sol.

À ne pas confondre

« Rabo de arraia » désigne le plus souvent la meia-lua de compasso (usage Angola), mais certaines sources emploient ce nom pour un saut de mains avant. De même « chibata » nomme tantôt la meia-lua solta, tantôt l’aú chibata.

Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

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