Une chanson écrite par Caixas du Groupe Abada capoeira, dont le rythme évoque la nostalgie et la douleur éprouvée par les esclaves au Brésil, malgré un son rudimentaire, on perçoit un Atabaque très présentqui vient rythmer la soufffrance de cette chanson qu’on écoute comme une complainte. Un toque de Benguela dans le style Abada est le plus adapté pour ce genre de chanson, même si on entend sur la fin un passage sur un Sao Bento Grande da Regional. Évidemment un Sao Bento grande de Angola cadencé n’est pas exclus pour ce genre de chanson.
Paroles
Vento que balança cana no Canavial
Vento que balança a cana no canavial
Vento que balança a cana no canavial
Na varanda da casa grande
Colonel descansava na rede
E o negro no canavial
Sofria de fome e de sede
Vento que balança a cana no canavial
Vento que balança a cana no canavial
Na capela da fazenda
Sinhazinha ia rezar
Coberta de manto de renda
Ajoelhada no altar
Vento que balança a cana no canavial
Vento que balança a cana no canavial
Capataz de madrugada
Acordava em desespero
Uma família de escravos
Havia fugido do cativeiro
Vento que balança a cana no canavial
Vento que balança a cana no canavial
Sinhozinho no terreiro
Maltratava o erê
A escrava na cozinha
Lamentava por nada fazer
Vento que balança a cana no canavial
Vento que balança a cana no canavial
Traduction
Le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
Au balcon de la maison principale,
le patron se reposait dans son Hamac
alors que le Nègre, dans son champ de canne à sucre,
souffrait de faim et de soif
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
Dans la chapelle de la propriété,
la fille du patron allait prier,
couverte d'un manteau de dentelle,
agenouillée au pied de l'Autel
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
le contre Maître à l'Aube
se réveillait de désespoir
une famille d'esclaves
avait fui sa cellule
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
Le fils du Patron dans le lieu de culte (culte aux Orixas des esclaves)
Maltraitait un enfant (erê est la figure Africaine religieuse d'un orixa enfant)
Une esclave dans la cuisine
se plaignait de ne rien avoir à faire
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
Et le vent qui balance la canne dans le champ de canne à sucre
