Étiquette : Instrument

  • Reco-reco

    Reco-reco

    Description

    Le reco-reco est un instrument d’accompagnement qui se présente sous différentes formes : soit un fin tube d’acier d’une dizaine de centimètres où sont fixés deux ou trois ressorts légèrement tendus, soit un morceau de bambou assez large creusé de profondes striures rapprochées. Pour en jouer, le capoeiriste frotte les striures ou les ressorts avec une baguette de bois.

    Rôle dans la roda

    Le reco-reco remplit le rythme d’une texture granuleuse et continue. C’est un instrument d’accompagnement : la roda peut s’en passer, mais il enrichit la bateria et se confie volontiers aux débutants.

    Les parties de l’instrument

    • Le corps : un tube de métal ou un morceau de bambou.
    • Les ressorts ou les striures : la partie que l’on racle.
    • La baguette : en bois, frottée d’un mouvement régulier.
  • Agogô

    Agogô

    Description

    L’agogô est un instrument typiquement africain, introduit au Brésil par les Bantous et les Yorubas. Il se compose d’un arc souple en métal en forme de U et de cônes métalliques de différentes tailles fixés à chaque branche.

    Pour en jouer, le capoeiriste tient la partie arquée dans une main et frappe les cônes avec une baguette en fer ou en bois.

    Rôle dans la roda

    L’agogô ponctue le rythme de deux notes claires, l’une grave et l’autre aiguë. Il apporte une couleur sonore qui se détache de la bateria sans jamais la couvrir. On l’entend aussi dans le maculelê et la samba de roda.

    Les parties de l’instrument

    • L’arc : la tige de métal souple en U qui relie les deux cloches ; on peut la presser pour faire claquer les cônes l’un contre l’autre.
    • Les cônes : deux cloches de tailles différentes, la petite pour la note aiguë, la grande pour la note grave.
    • La baguette : en fer ou en bois.
  • Pandeiro

    Pandeiro

    Description

    Le pandeiro est un tambour sur cadre venu du Portugal, où il était utilisé lors des processions religieuses ; on lui prête des origines plus lointaines encore, en Orient. Il se compose d’un cylindre de bois de quelques centimètres de hauteur, garni de petites cymbales sur sa circonférence et surmonté d’une peau de chèvre.

    Rôle dans la roda

    Sa tonalité cadencée soutient le caxixi et le berimbau ; il donne de la douceur et de la continuité à la roda et, par son son aigu, met en valeur le son grave de l’atabaque. C’est souvent le premier instrument confié aux débutants : il permet d’accompagner la roda avant de savoir jouer du berimbau. La bateria compte le plus souvent un ou deux pandeiros.

    Les parties de l’instrument

    • Le cadre (aro) : le cylindre de bois que l’on tient d’une main.
    • La peau : en chèvre, aujourd’hui souvent synthétique, frappée du pouce, des doigts et de la paume.
    • Les cymbalettes (platinelas) : les petites cymbales métalliques du pourtour, qui grelottent à chaque frappe.
  • Atabaque

    Atabaque

    Description

    L’atabaque (ou ilu) est un instrument de percussion d’origine africaine ou arabe. C’est l’un des premiers instruments introduits dans le jeu de la capoeira, avant même le berimbau, et comme lui il peut être joué par trois capoeiristes.

    C’est une sorte de long tambour conique : sa base, posée sur un support, est beaucoup plus fine que son sommet. Sa fabrication ressemble à celle des tonneaux : de larges bandes de bois exotique (cèdre, acajou, jacaranda) sont serrées les unes contre les autres par des cerclages en fer de différents diamètres. Au sommet, une peau de bœuf tendue est fixée par des cordelettes.

    Rôle dans la roda

    L’atabaque donne son assise grave au rythme commandé par le berimbau. Il marque le temps, soutient les chants et les palmas et, dans les toques d’Angola, appuie fortement le balancement du jeu. On le joue à mains nues, debout ou assis, sans jamais couvrir le berimbau.

    Les parties de l’instrument

    • Le rum : le plus grand, au son le plus grave ; il donne le rythme de base.
    • Le rum-pi : le moyen, au son médium ; il renforce le rythme.
    • Le lê : le plus petit, au son le plus aigu ; il permet les variations rythmiques.
    • Le fût : les bandes de bois cerclées de fer, plus étroites vers le bas.
    • La peau : en bœuf (ou en chèvre), tendue par des cordelettes et des coins de bois que l’on enfonce pour accorder l’instrument.
  • Berimbau

    Berimbau

    Description

    Le berimbau est un arc musical à une corde, sans doute d’origine africaine, devenu l’instrument principal de la capoeira. Il est joué par les trois capoeiristes les plus gradés de la roda.

    On suppose qu’il fut amené au Brésil très tôt, en même temps que les esclaves, par les Portugais : il n’existe aucune trace d’arc musical chez les peuples indiens autochtones. À l’origine arc du chasseur africain, il aurait ensuite servi à avertir le combattant de l’arrivée de personnes indésirables, avant de devenir un instrument à corde dont la bouche servait de caisse de résonance, muni d’une pointe pouvant faire office d’arme. Son nom viendrait de celui de la guimbarde en Espagne et au Portugal.

    Le son est produit par une baguette qui frappe la corde en rythme. Une pierre ou une pièce vient limiter la longueur vibrante de la corde et change la note ; la calebasse amplifie le tout. Selon que la pierre est appuyée, décollée ou seulement posée sur le fil, on obtient un son aigu, un son grave ou un grésillement : avec ces trois sons, le joueur construit les toques, les rythmes de la capoeira.

    Rôle dans la roda

    Le berimbau commande la roda : il donne le tempo, mais aussi l’énergie et l’esprit du jeu. Chaque toque dit quelque chose au cercle : jeu lent et rusé, jeu rapide et haut, hommage aux anciens ou signal d’alerte. Trois berimbaus jouent traditionnellement ensemble, classés selon leur son :

    • Gunga (ou berra-boi) : son grave produit par une grosse calebasse ; il donne le rythme de base et mène la roda. C’est le plus utilisé.
    • Médio : son médium, produit par une calebasse moyenne ; il renforce le dynamisme du rythme.
    • Viola (ou violinha) : son aigu, produit par une petite calebasse ; il permet les variations rythmiques.

    Ils sont accompagnés du pandeiro, de l’atabaque, de l’agogô et du reco-reco. Apprendre à tenir le berimbau, à le faire sonner et à reconnaître ses rythmes fait partie de la formation de tout capoeiriste.

    Les parties de l’instrument

    Berimbau : les parties de l'instrument
    • L’arc (verga) : un bâton courbe de 1,20 m à 1,50 m, de 15 à 25 mm de diamètre, en bois dur ou en bambou, origine possible du nom de l’instrument.
    • L’arame : la corde, à l’origine en fibre naturelle, aujourd’hui un fil d’acier tendu.
    • La cabaça : une calebasse sèche, évidée et ouverte, fixée par une ficelle sur la partie inférieure de l’arc ; elle sert de caisse de résonance.
    • La baqueta : la baguette de bois, de quelques dizaines de centimètres, qui frappe la corde.
    • Le dobrão : la pièce de monnaie (ou la pierre) que l’on presse entre la corde et le bois pour changer la note.
    • Le caxixi : un petit panier tressé conique rempli de graines, tenu dans la même main que la baguette ; son son varie selon la taille et le type de graines.