Étiquette : Déplacements

  • Bananeira

    Comment le faire

    On monte en appui sur les mains, bras tendus, en gardant le regard devant soi vers le partenaire et jamais sur ses mains. Au début on apprend contre un mur. Si l’on bascule, on lève une main, on pivote sur l’autre et l’on redescend de l’autre côté. Progression classique : monter depuis un accroupi, depuis un aú, depuis un trépied ou un macaco, tenir avec un demi-tour, marcher sur les mains, écarter et vriller les jambes, puis redescendre en trépied ou en queda de rins.

    À quoi il sert dans le jeu

    Dans la roda, la bananeira est une provocation : le capoeiriste qui s’y arrête montre qu’il n’a pas peur, et doit s’attendre à une cabeçada ou une bênção. Elle sert aussi de temps d’arrêt dans un aú et de départ pour de nombreux floreios.

    Conseils pour débuter

    Travailler la tenue au mur avant de la faire au milieu de la roda, et toujours garder le regard vers l’avant. La descente doit être aussi contrôlée que la montée.

    Variantes

    • Bananeira à une main : l’appui se fait sur une seule main, l’autre est libre.
    • Bananeira de cabeça (trépied) : appui sur la tête et les deux mains.
    • Pião de mão : rotation sur une main, décrite dans les floreios.
  • Queda de rins

    Queda de rins

    Comment le faire

    Le corps repose sur un coude enfoncé dans le flanc, la main de ce bras posée au sol, la tête posée sur le côté ; les jambes sont repliées ou tendues en l’air. On y entre depuis une queda de três, une negativa ou un aú, et l’on en sort en faisant passer une jambe en arc au-dessus du buste. Les mains et la tête posées sur une même ligne facilitent la remontée.

    À quoi il sert dans le jeu

    C’est une position de transition (aú, puis queda de rins, puis negativa), une esquive basse et la base de nombreux floreios. Elle permet de rester très près du partenaire tout en étant hors de portée.

    Conseils pour débuter

    Accepter que le bras d’appui soit inconfortable au début : c’est normal et cela passe avec la pratique. Bien enfoncer le coude dans le flanc plutôt que de le laisser glisser sur le côté.

    Variantes

    • Aú queda de rins : aú très bas, les jambes tournent autour du corps plutôt qu’au-dessus.
    • Meia-lua queda de rins : on part en meia-lua de compasso et l’on chute sur le coude.
    • Aú, queda de rins, roulade : enchaînement classique qui se termine en negativa.
    • Passage latéral sur un coude : proche de la queda de rins, on franchit ses propres jambes de côté.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Troca

    Troca

    Comment le faire

    La troca est un petit mouvement au sol qui sert à changer la jambe tendue en negativa. Genoux serrés, on ramène la jambe tendue, on fait sortir l’autre jambe, et le poids passe un instant sur une main pendant l’échange. On se retrouve en negativa de l’autre côté, sans avoir quitté le sol.

    À quoi il sert dans le jeu

    Simple mais indispensable : elle permet d’enchaîner negativa gauche et negativa droite, de suivre le partenaire au sol et de préparer un rolê ou un balayage.

    Conseils pour débuter

    Rester bas et garder une main au sol pour l’équilibre. Travailler la troca lentement des deux côtés avant de l’accélérer.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Rolê

    Rolê

    Comment le faire

    Avec la ginga et l’aú, le rolê est la troisième façon de base de se déplacer dans la roda. Depuis la negativa, on penche du côté de la jambe tendue et on pousse sur la jambe pliée. Le buste se tourne vers le sol, une main puis l’autre viennent en appui, et les jambes passent l’une après l’autre en tournant de 180 degrés. Pendant toute la rotation, on regarde le partenaire entre ses jambes. On peut se relever en ginga ou rester bas et enchaîner une nouvelle negativa.

    À quoi il sert dans le jeu

    Le rolê sert à changer de côté, à s’échapper d’une attaque ou au contraire à se rapprocher du partenaire en restant bas. C’est le mouvement qui relie les positions au sol entre elles.

    Conseils pour débuter

    Garder le buste bas jusqu’à la fin : celui qui se redresse trop tôt « mange une armada ». Ne pas quitter le partenaire des yeux, même la tête en bas.

    Variantes

    • Rolê vers ginga : on se relève à la fin de la rotation.
    • Rolê vers negativa : on reste bas et l’on arrive dans une nouvelle negativa.
    • Rolê com martelo (martelo do chão) : la jambe arrière frappe pendant la rotation.
    • Rolê sauté : c’est le S-dobrado, décrit dans les coups d’attaque.

    Illustration : dessin d’archive (source tierce, années 1990).

  • Ginga

    Comment le faire

    La ginga est le pas fondamental de la capoeira : au lieu d’une garde fixe, le capoeiriste se balance en permanence d’un pied sur l’autre. Un pied est devant, l’autre derrière ; on ramène le pied arrière en position parallèle, puis on envoie l’autre pied en arrière, et ainsi de suite, en rythme avec la musique. Le bras opposé à la jambe arrière reste devant le visage pour le protéger, l’autre bras accompagne le mouvement. Le buste reste souple et légèrement penché, les genoux fléchis, le regard toujours sur le partenaire.

    À quoi il sert dans le jeu

    Tous les autres mouvements partent de la ginga et y reviennent. Elle sert à garder le rythme, à rester imprévisible, à feinter et à se placer par rapport au partenaire. Sans ginga, il n’y a pas de jeu : c’est elle qui donne à la capoeira son allure de danse.

    Conseils pour débuter

    Rester souple sur les jambes, garder le regard sur le partenaire et ne jamais s’arrêter. Il est normal de se sentir maladroit les premières semaines : la ginga devient vite une seconde nature à force de répétition en cours.

    Variantes

    • Ginga parallèle et ginga décalée : deux façons de poser le pied qui revient : dans l’axe de l’autre pied, ou légèrement décalé.
    • Entrada : pas d’entrée latéral qui amorce une armada, une meia-lua de compasso ou une meia-lua solta.
    • Balanço : esquive latérale jambes écartées, dont on utilise l’élan pour rebondir.
    • Giro : pivot sur les talons qui simule le départ d’un coup.