La roda (la « ronde ») est la principale caractéristique de la capoeira : le cercle que forment les capoeiristes lors des affrontements appelés « jeux ». Elle met en scène tous les aspects de l’art — le martial avec les coups, l’artistique avec les acrobaties, les chants et les instruments. Cette ronde crée, par ses rythmes brésiliens, une ambiance festive qui « donne de l’énergie » aux deux joueurs au centre.
C’est le joueur qui tient le berimbau gunga (le son le plus grave) qui contrôle la roda : il décide du rythme, donc du type de jeu, et du début comme de la fin. Les instruments entrent dans un ordre précis — le berimbau central d’abord, puis les deux autres, l’atabaque, le pandeiro et enfin l’agogô. Un capoeiriste lance alors le chant et toute la ronde reprend les refrains en chœur.
Les chants ne sont jamais anodins : ils racontent une histoire, mettent en avant des valeurs ou des caractéristiques de jeu que les joueurs cherchent à reproduire — la malice (mandinga), les acrobaties, les mouvements d’animaux. Un bon capoeiriste sait interpréter le rythme et les chants pour adapter son jeu.
Le rituel d’ouverture
Deux joueurs s’accroupissent au pied du berimbau central et attendent. Ce n’est qu’au premier refrain chanté par la roda qu’ils peuvent commencer à « jouer ». À la fin, personne ne gagne ni ne perd : on se serre la main et l’on s’arrête là.
