Cette chanson raconte l’histoire d’une esclave Africaine, Aïdé vivant dans une Senzala ( ensemble des logements destinés aux esclaves dans les propriétés coloniales que l’on appelle Fazendas.). La beauté et les qualités d’Aïdé en tant que chanteuse et cuisinière font que cette dernière charme le fils du propriétaire « Sinozinho » (=petit senhor, avec le temps, ce surnom donnera les contractions Ioiô et Iaiâ pour les femmes) qui souhaite se marier avec elle. A ce point un des esclaves prévient la belle Aïdé de fuir vers Camugerê, un Quilombo (les esclaves qui s’enfuyaient des senzala au brésil à cette époque se regroupaient dans les bois, formant des villages et des tribus, ces entités sont appelées Quilombos). La chanson montre la vie de cette esclave Africaine qui retrouve la liberté au quilombo et la réaction terrible de Sinozinho qui décide d’éliminer Aîdé et le quilombo, ce dernier laissera la vie dans sa croisade contre le quilombo. cetet Chanson chantée par mestre Mão Branca (Capoeira Gerais) est emplie de connaissances sur les conditions de vie des esclaves et de references historiques quant aux senzalas, quilombos et aux comportements des propriétaires de Senzalas. Cette chanson est chantée sur un São Bento Grande de Bimba, mais peut être chantée aussi sur un São Bento grande de Angola acelerado (rapide). La structure des couers et de la chanson même permet de éparer la roda en 2 pour faire un effet d’écho, avec une moitié de Roda pouvant chanter « Foge Para camugerê » et l’autre répondant « Aidé ». Le chant principal même peut être partagé entre 2 chanteurs (CF extrait).
Paroles
Aidê é uma negra africana,
tinha magía no seu cantar
tinha os olhos esverdeados
e sabia como cozinhar,
Sinhozinho ficou encantado
e com Aidê ele quis se casar
Nego disse, Aidê, não se case,
vá pro quilombo pra se libertar
Aidê
Foge pra Camugerê
Aidê
Foge pra Camugerê
No quilombo de Camugerê.
a liberdade Aidê encontrou
juntou-se aos negros irmãos,
descobriu um grande amor
hoje Aidê canta sorrindo,
ela fala com muito louvor
liberdade não tem preço,
o negro sabe quem o libertou
Aidê
Foge pra Camugerê
Aidê
Foge pra Camugerê
Sinhozinho disse então,
com quilombo eu vou acabar,
se Aidê não se casa comigo,
com ninguém ela pode casar
Aidê
Foge pra Camugerê
Aidê
Foge pra Camugerê
chegando em Camugerê,
Sinhozinho se surpreendeu
o negro mostrou uma arma,
que na senzala se desenvolveu
o negro venceu a batalha,
e no quilombo Sinhozinho morreu
Aidê
Foge pra Camugerê …
Traduction
Aïdé est une nègresse Africaine,
Il y avait de la magie dans son chant,
elle avait les yeux verts, et savait comment cuisiner
Sinozinho était ravi, il souhaitait se marrier avec Aïdé,
Un Noir (Nego entre esclaves africains peut avoir la signification de « Un Frère »)dit « Aïdé, ne te Marrie point, pars pour le quilombo pour te liberer! »
Aïdé,
fuis à Camugerê!
Au quilombo de Camugerê, Aïdé découvrit la liberté,
elle se joignit à ses frères noirs,
découvrit un grand amour,
aujourd’hui Aïdé chante en souriant,
ses paroles son emplies de louanges,
La liberté n’a pas de prix,
les noirs savent qui les a liberé
Aîdé,
fuis à Camugerê!
C’est à ce moment que Sinozinho dit
« Je vais en finir avec le quilombo! »
« Si Aïdé ne se marrie pas avec moi, elle ne se marriera avec personne! »
Aïdé
fuis à Camugerê!
En arrivant à Camugerê,
Sinozinho fut empli de surprise,
un nègre lui montra une arme
qui était fabriquée dans la senzala,
le nègre gagna la bataille,
Sinozinho mourrut dans le quilombo,
Aïdé,
fuis à Camugerê!
