Étiquette : Toque

  • Samba de Roda

    Samba de Roda

    Origine et usage

    Ce rythme, celui de la samba de roda de Bahia, est généralement joué avant ou après la roda de capoeira pour se reposer et décontracter l’ambiance : on danse, on ne joue pas. C’est un toque de détente et de convivialité, très apprécié en fin de cours et de batizado.

    Le rythme

    chi chi tom
    chi chi tom
    chi chi dom dom dom dom

    Partition du toque Samba de Roda
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    C’est sur ce rythme que le capoeiriste montre son talent à danser la samba : mouvement souple de la ceinture et regard attentif envers sa partenaire. Chacun entre tour à tour dans le cercle.

  • São Bento Pequeno de Angola

    São Bento Pequeno de Angola

    Origine et usage

    Le São Bento Pequeno de Angola est le São Bento Pequeno tel qu’on le joue dans la tradition angoleira : le médio le joue en réponse au gunga, qui tient le toque Angola. De nombreuses rodas angoleiras démarrent sur ce dialogue. Même rythme que la fiche São Bento Pequeno.

    Le rythme

    chi chi tim tom — les deux dernières frappes sont l’inverse d’Angola : l’aigu puis le grave.

    Partition du toque São Bento Pequeno
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu calme, rusé et au ras du sol, où l’on prend le temps de lire l’autre.

  • São Bento Grande de Angola

    Origine et usage

    Le São Bento Grande de Angola est le toque « ouvert » de la Capoeira Angola, à ne pas confondre avec le São Bento Grande de Mestre Bimba. Il ajoute une note au São Bento Pequeno et fait monter l’énergie de la roda angoleira sans en quitter l’esprit.

    Le rythme

    chi chi tim tom tom

    Partition sans image dédiée : à découper depuis la feuille de rythmes du club.

    Le jeu qui va avec

    Un jeu plus rapide, plus debout et plus expansif que sous Angola, mais qui reste fidèle à l’esthétique de la Capoeira Angola : ruse, théâtralité et attention à l’autre. À compléter par le professeur.

  • Samanga

    Origine et usage

    Samanga (ou Samango) est un toque peu courant, dont l’origine et l’usage varient selon les groupes : certains le rattachent à la tradition de Mestre Bimba, d’autres à la Capoeira Angola. Il figurait dans la liste des rythmes de l’ancien site du club, sans description ni partition.

    Le rythme

    Ce toque ne figure pas sur la feuille de rythmes du club. À compléter par le professeur.

    Le jeu qui va avec

    Un jeu lent et expressif, attentif au dialogue entre les deux joueurs. À compléter par le professeur.

  • Santa Maria

    Santa Maria

    Origine et usage

    Ce toque a été créé par Mestre Bimba, qui l’appelait « Hino da Capoeira Regional » (hymne de la Capoeira Regional) sans lui attribuer de manière de jouer. Sa mélodie reprend celle des corridos « Santa Maria » et « Apanha laranja no chão, tico-tico », d’où ses quatre mesures.

    Le rythme

    chi chi dom dom dom dom
    chi chi dom dom dom tim
    chi chi tim tim tim tim
    chi chi tim chi chi tom

    Les groupes « dom dom dom » et « tim tim tim tim » sont des frappes rapides et liées.

    Partition du toque Santa Maria
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Il est à présent associé à un jeu qui existe depuis longtemps, le jeu de l’argent : on place au centre un billet ou un caxixi, et les joueurs doivent prendre l’objet avec les dents, en prenant garde à bien bloquer leur partenaire pour éviter un coup au visage. Un jeu de vitesse moyenne, plutôt joué et musical.

    Écouter

    Toque Santa Maria (Apanha laranja no chão, tico-tico) joué par trois berimbaus. Enregistrement de User:Djino, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
  • Amazonas

    Origine et usage

    Amazonas fait partie des toques attribués à Mestre Bimba dans la Capoeira Regional. Il est peu joué aujourd’hui et sa pratique varie d’un groupe à l’autre. Il n’y a ni chant ni palmas.

    Le rythme

    Ce toque ne figure pas sur la feuille de rythmes du club. À compléter par le professeur.

    Le jeu qui va avec

    Un jeu très théâtral, dont le but est d’imiter les mouvements des animaux. La ginga n’est pas utilisée ; le jeu est ouvert mais se déroule dans un petit espace, où les partenaires se passent en dessous, au-dessus, entre les jambes.

  • Idalina

    Idalina

    Origine et usage

    C’est un toque créé par Mestre Bimba, qui n’a pas eu le temps d’en définir les principes de jeu. Selon la tradition, il porte le nom d’une compagne de Bimba. On l’associe aujourd’hui à un jeu jadis pratiqué pour des affrontements sérieux, au pied ou à la main.

    Le rythme

    chi chi tom tom tim tom tom chi tim
    chi chi tom tom tim tom tom tim tim

    Le toque se joue sur deux mesures qui s’enchaînent.

    Partition du toque Idalina
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu de vitesse moyenne, plus « joué » que combattu, où l’on garde toujours la garde et la méfiance qui font l’histoire de ce toque.

  • Cavalaria

    Cavalaria

    Origine et usage

    C’est le toque d’alerte. À l’époque de l’esclavage, il servait à prévenir les capoeiristes de l’arrivée de l’administrateur ; sous la République, quand la capoeira était interdite (jusqu’en 1937), on jouait la cavalaria pour annoncer la police montée, la cavalerie, dont le rythme imite le galop. Aujourd’hui on le joue comme rappel historique, ou pour avertir et arrêter le jeu dans la roda ; il en existe des variantes.

    Le rythme

    chi chi tom chi tom
    chi chi tom tim tom

    Partition du toque Cavalaria
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Quand ils entendaient ce toque pendant leur entraînement au combat, les capoeiristes se dispersaient, ou transformaient leur jeu en le dansant davantage, avec des floreios, pour faire croire qu’il ne s’agissait que d’un amusement.

  • Iúna

    Iúna

    Origine et usage

    Ce toque de la Capoeira Regional a été créé par Mestre Bimba, qui s’est inspiré du chant de l’oiseau dont il porte le nom, l’iúna. Il est réservé aux gradés (formados) et aux mestres, et sert aussi à rendre hommage aux anciens et aux disparus. Dans ce rythme, on ne chante pas.

    Le rythme

    chi chi tonsh tonsh tonsh
    chi chi tonsh tonsh tonsh
    chi chi tonsh tonsh dom dom dom dom dom tonsh tonsh

    C’est le seul toque de la feuille qui utilise la frappe « tonsh ».

    Partition du toque Iúna
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu qui se caractérise par son côté esthétique et acrobatique, sans oublier la technique. Les mouvements doivent être amples, souples, moins méfiants, et le jeu exige une coordination parfaite, qui ne s’acquiert qu’après de nombreuses années de pratique.

    Écouter

    Toque Iúna joué par trois berimbaus. Enregistrement de Djino (2008), domaine public, via Wikimedia Commons.
  • Benguela

    Benguela

    Origine et usage

    Ce toque, écrit aussi Banguela, a lui aussi été créé par Mestre Bimba. On l’utilise en général en début de roda de Regional, ou pour calmer deux joueurs trop violents dans un jeu de São Bento Grande. Il est très pratiqué dans les groupes contemporains.

    Le rythme

    chi chi tom tim tim

    Partition du toque Benguela
    Légende des frappes de berimbau

    Légende : ⊗ chi (grésillement) · ○ tom (grave) · × tonsh · ● tim (aigu) · ○○○ dom dom dom (répété)

    Le jeu qui va avec

    Un jeu plus proche du sol et plus réfléchi que sous São Bento Grande, de vitesse moyenne, fluide et rapproché. Les coups ne sont jamais directs (pas de martelo ni de gancho) : on cherche à développer la malícia, avec des balayages (rasteira, banda) et des prises (vingativa, tesoura, queda).